C’est la saison… des soupes !

Et oui, les jours heureux de l’automne sont revenus : ceux des arbres flamboyant de couleurs vives, des enfants sautant à pieds joints dans des piles de feuilles fraichement ratissées, et également de ce que j’aime appeler la Saison de l’Alimentation Cocooning.

C’est le bon moment pour profiter des récoltes de pommes et de poires.

Et si vous avez de la chance, vous aurez peut-être près de chez vous un primeur ou une ferme qui vous offrira des pommes comme vous n’avez pas l’occasion d’en acheter au supermarché le reste de l’année. C’est en ce moment que vous pouvez profiter des précieuses variétés anciennes de pommes, aussi savoureuses que de courte durée. Bien que notre pommier ait bien donné cette année, cela ne représentait après tout qu’une seule variété de fruits : les garçons et moi avons donc décidé de partir en mission d’exploration… On peut dire qu’ils se sont mis au travail corps et âme ! (Peut-être parce qu’ils devinent qu’ils auront des Squiz remplies de bonne compote encore tiède dans leurs sacs de goûter cette semaine.)

 

Ensuite, nous avons mis le cap vers le pays des courges d’automne et d’hiver…

Beaucoup de gens considèrent ces merveilles monstrueuses de Mère Nature avec perplexité : la cuisinière novice n’a pourtant aucune raison de s’en effrayer. Elles font bien sûr d’excellentes décorations d’Halloween. Mais cette fête passée, au travail ! Les courges d’hiver sont une merveilleuse source de nutriments, et sont des légumes extrêmement peu coûteux. Leur chair délicate peut être bouillie, rôtie ou sautée d’innombrables manières. Vous pouvez également râper des courges crues comme vous râperiez du fromage, et les incorporer à votre plat préféré pour y ajouter un bonus de vitamines. Avec de la courge râpée, un ou deux oeufs, de la chapelure et un peu d’assaisonnement, vous ferez les plus délicieux pancakes sucrés ou salés dont une cuisinière puisse rêver.

 

Et ne vous laissez pas intimider par la taille de certaines de ces superbes courges : elles supportent toutes parfaitement la congélation.

Il vous suffit de la débiter en portions adaptées. Si vous n’avez pas le temps tout de suite, gardez-la temporairement en cale-porte ou en presse-papier (monumental !). En temps voulu, vous pourrez la couper en deux, enlever l’écorce dure ainsi que les graines et la pulpe – nous donnons la pulpe à nos poules, mais nous gardons les graines pour les rôtir au four avec un peu d’huile d’olive et de sel ou d’épices pour les grignoter à l’apéritif ou les saupoudrer dans la soupe. Ensuite, vous pourrez couper la chair qui reste en morceaux plus petits ou en râper une partie, et la cuisiner aussitôt ou la congeler pour plus tard. Vous pouvez également la congeler une fois cuite, soit en grandes portions, soit dans des Squiz pour avoir un repas rapide tout prêt sous la main.

Image-novembre-4.png

Ce soir, je fais une soupe de courge musquée et de poireaux avec du bouillon de poule et, pour le dessert, des pommes cuites au four avec quelques raisins secs et une boule de glace. Les garçons emporteront la soupe restante dans leurs Squiz pour leurs déjeuners à l’école et je serai, ô joie, allégée de mes charges de préparation de repas pour une partie de la semaine ! Ah, l’automne !

Comment